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«Skateboard»: art ou sport?

Publié le 8 décembre 2017 par Myriam Des Granges
dans Famille, Plein air, Sport

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« Skateboard» : art ou sport? Peu importe, ça fait bouger nos jeunes et donne vie aux paysages urbains de Mascouche.

Que c’est beau de voir autant de jeunes se mouvoir vers leur nouveau lieu de prédilection, le skatepark de «Mascoucheville», situé au parc des Pins! C’est le nouveau lieu « in » pour notre jeunesse, véritable rassemblement multigénérationnel. Depuis son ouverture, un vent de fraicheur pousse nos jeunes à sortir.

Les rues calmes de vie enfantine sont maintenant les artères habitées par un engouement profond qui se perçoit partout. Ces jeunes sortent de nulle part, mais surtout de leur quotidien (maison, ordi, télé, cellulaire, alouette!); bref, tout ce qui les prive d’une vie sociale, pour se ruer au coin de l’avenue de Châteaubriant et du chemin Sainte-Marie, là où la fougue prend place.

Je ne suis pas une adepte de skate, mais ce skatepark et ces jeunes me donnent le gout de m’y mettre. Si j’avais la bonne taille pour passer incognito auprès de ces prépubères (car pour ce qui est de leur maturité et leur cœur d’enfant, j’y arrive sans trop d’efforts), je m’achèterais une planche, enfilerais mes Converse rouges, prendrais des airs de skateuse professionnelle, croirais en mes capacités d’équilibre et courrais vers ce lieu de rassemblement.

Courir avec la planche sous le bras, ouf! J’aurais beaucoup trop peur de prendre une méchante débarque! Mais, disons-le, la possession d’une planche n’est qu’un prétexte pour m’infiltrer. Ils sont tellement beaux, ils brillent de fierté à performer sur leur planche et à discuter en groupe. Et parfois même, ils étudient sur place! Peu importe, s’ils se servent du lieu pour son utilisation première ou pas, l’important, c’est qu’ils se sentent à leur place.

Moi, à leur âge

Mon enfance, je l’ai vécue enfermée dehors à respirer l’air frais, entourée de toute la relève, qui tout comme moi, avait des parents « tellement méchants » de nous interdire les quatre murs de nos foyers.  J’adorais mon terrain de jeux extérieur meublé de rues, parcs et forêts, au gré des surprises de Dame nature. Jamais une journée n’avait le même visage ou la même odeur, mais une chose était certaine, j’allais profiter de ma journée à 100 %.

Se lever, déjeuner à toute vitesse, enfourcher son vélo, le larguer toujours à la place où il ne faut pas, retrouver ses amis et partir à l’aventure de l’activité de la journée!
Peu importe la matière, on n’a pas le choix de participer pour être avec la « gang », NOTRE « gang ». Je me surprenais à jouer dans le sable pour faire plaisir à mon ami Mathieu, faire des cabanes dans le bois pour Marie-Michèle, jouer au hockey dans les rues avec beaucoup trop de monde. D’ailleurs, chaque activité avait son lot d’éloges. Le hockey, par exemple, nous donnait un pouvoir incroyable sur la rue. Hé! Imagine, les autos devaient s’arrêter et attendre que nous, les jeunes, décidions que c’était le bon moment pour qu’ils passent en tassant le filet. Wow! La belle vie : nous étions libres d’être « nous » dans nos élans de folie. S’ennuyer, c’était pour ceux qui étaient privés de sortie.

J’ai tellement adoré mon enfance que je souhaite à mon tour que tous les enfants se lancent dans le vide et de vivre pleinement à travers le jeu. Loin des biens matériels, mais une vie remplie d’émotions, de bonheur, de souvenirs… Chaque jour nous amenait à vivre de nouvelles choses, à découvrir en nous des capacités insoupçonnées de vivre nos plus grandes chicanes qui allaient nous former, etc.

J’avoue, j’ai eu peur

Avec la folie des enfants dépendants de la technologie, j’ai eu peur. Peur de perdre le contact avec l’autre. Peur d’oublier leurs regards, des yeux qui te comprennent sans explications. Peur de ne plus voir d’empathie, cette sensibilité à la vie de l’autre. Je nous croyais en voie de robotisation à force de ne plus vivre dans le réel et à inventer le virtuel. Tout est beau vu des écrans filtrés et de la photo montée au lieu de la vivre. Notre accessibilité aux drames du monde entier nous habitue à la tristesse de l’autre et nous blase. Je nous trouvais déshumanisés.

Mais…

Aujourd’hui, je me rassure de voir ces petits boutentrains sur deux pattes s’occuper… à vivre! Occupons nos jeunes à être des jeunes avec tout ce que cela comprend : parcs, forêts, espaces pour créer, etc. Et la vie reprendra sa place. Je ne peux m’empêcher de sourire quand je vois des enfants. Je les trouve juste trop beaux et surtout très drôles. J’ai la chance de côtoyer ces « petites bêtes » depuis toujours parce que je suis la grande sœur d’un petit garçon que j’ai vu grandir, de 12 ans mon cadet. J’ai été gardienne aussitôt que j’ai pu. Ensuite, j’ai enseigné le théâtre aux jeunes de Mascouche. Quoi de mieux que de les aider à s’épanouir et à se former à travers mon travail? Je les ai vus grandir et fleurir. Mascouche a de beaux jeunes grâce à ce que la Ville leur offre. Pour ma part, je trouve ça beau des petits comédiens en quête de rires devant toutes leurs bouffonneries. Je les trouve beaux, aussi, lorsqu’ils combattent leur timidité. Mais là, depuis que le nouveau skatepark a fait son apparition à Mascouche, j’ai l’impression qu’il fait sortir les jeunes des maisons.

Merci au nom de nos enfants et des parents qui, comme moi, resteront toujours des enfants.

#converse #nature #riviere #automne

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Myriam Des Granges

La jeune artiste mascouchoise débordante de créativité

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