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Le mystère du Domaine seigneurial de Mascouche

Publié le 19 juin 2017 par Myriam Des Granges
dans Culture, Plein air

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Depuis aussi loin que je me souvienne, le Manoir seigneurial de Mascouche a toujours été un site mystérieux. J’ai toujours été fascinée par son passé et ses secrets. À voir le nombre de gens sur les réseaux sociaux qui commentent sur ce dernier grand domaine seigneurial au Québec, je vois bien que je ne suis pas la seule à m’y intéresser!

Le Manoir seigneurial de Mascouche reste un lieu attrayant aux yeux des habitants qui ont grandi  près de ses murs et qui, en le côtoyant, se sont forgés de beaux souvenirs, des histoires et même des légendes!

Mon souvenir

Toute petite, le Manoir a imprégné mes plus beaux souvenirs d’enfance. Depuis toujours, je ressens un lien d’attachement particulier avec ce site mystérieux. Je me rappelle d’un rituel du samedi avec mon papa qui voulait rendre justice à son rôle de père, sans oublier, bien sûr, son côté homme des bois. Nous partions en randonnée en trois roues dans la forêt adjacente au domaine jusqu’à une falaise qui offrait une vue magnifique sur ses chutes, laissant ainsi derrière la routine du foyer. Le Manoir m’apparaissait comme un secret bien gardé, que seuls mon papa et moi connaissions. Comme mon père empruntait toujours la piste la plus sinueuse, il nous fallait faire des prouesses sur une côte abrupte dans des chemins ornés de racines. Je voyais ainsi mon père comme un héros et le Manoir comme un château caché au fin fond des bois. Ensuite, avec le trois roues, on descendait la falaise jusqu’à l’eau de la rivière. Bon, là, je devais rester sur la berge question que mon papa submerge le trois roues dans la rivière afin de laver les marques de sa traversée périlleuse (je crois plutôt que mon père s’amusait dans l’eau avec son jouet).

Lorsque, plus vieille, j`ai obtenu la permission d’aller seule au domaine, j’étais pressée de le faire découvrir à mes amis.  Fière d’être la guide du fond des bois, je m’arrangeais pour les impressionner en leur montrant cette vue épatante, toutes saisons confondues, quoi que l’automne reste ma préférée avec son décor de bouillie, avec ses feuilles colorées qui cadrent le manoir et ses chutes.

Je ne le savais pas encore, mais j’étais chanceuse. Chanceuse d’avoir un lieu magique dans ma cour pour débuter mon histoire d’amour avec mon imagination débordante, d’avoir des rêves desquels je ne voulais pas me réveiller.  Merci de me donner le goût de respecter la nature, de me faire rêver de princesses, de me faire voyager dans le temps et même me faire peur, parfois.

Ma légende

Je ne pouvais pas concevoir que ce lieu n’ait pas une histoire extraordinaire comme dans les films. Ce ne pouvait pas être qu’une simple école secondaire de quartier, je ne voulais pas y croire.  Mes oreilles se sont mises en mode recherche de tout ouï-dire exceptionnel à son sujet. Je voulais une histoire digne de mes fantasmes. Je crois qu’au fil du temps et au gré de mon imagination, j’ai trouvé « MA » légende du Manoir. Quand tu cherches, souvent, tu trouves ce qu’il te faut. Je me suis donc concocté ma propre légende, saupoudrée de quelques vérités…

Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que le Manoir seigneurial de Mascouche appartenait à l’excentrique millionnaire, madame Hazel Kent-Colville, il a été le théâtre d’une planque hors du commun. La grande Duchesse Charlotte du Luxembourg, qui voulait fuir l’horreur de la guerre, a été accueillie avec soin par madame Colville. Je dis avec soin, car la guerre étant ce qu’elle est, il faut utiliser les grands moyens. Pour se sentir en sécurité et au cas où la guerre traverserait l’océan, elles entamèrent la construction d’abris souterrains. Le Manoir abrita ainsi un labyrinthe et des passages secrets. Pour tromper l’ennemi, on raconte qu’on pouvait se déplacer de pièce en pièce seulement en passant entre les murs. Les garde-robes menaient à de petites portes ouvertes sur des couloirs secrets. On dit même qu’il y a un passage qui servait à fuir le Manoir en cas d’invasion. Ce même passage nous aurait menés, des kilomètres plus bas, dans le sous-sol de l’église Saint-Henri de Mascouche! Quand le ciel se couvrait de peur et qu’elles craignaient les oiseaux de guerre, on raconte qu’un autre passage servait d’accès à un couloir secret menant au cœur de la chute, où un lit y était aménagé pour la duchesse. Je le sais, car, jadis, mon père est allé lui-même sous cette chute vérifier et il me l’a confirmé!  Seulement, moi, je ne pouvais pas y aller, car c’était rendu beaucoup trop dangereux… Mais dans les années 80, plusieurs jeunes ont eu la chance d’y aller et ils ont tous vu le lit. Le fameux lit où la grande Duchesse du Luxembourg se réfugiait, dans sa chute secrète.

OK! J’avoue…

Je suis consciente que mon histoire et mes souvenirs dérogent de l’idée que certaines personnes se font de l’histoire du Manoir. Vous pouvez toujours me partager vos histoires saupoudrées de parcelles de votre imagination. De toute manière, si vous exagérez trop, la vérité est exposée présentement au Petit pavillon, au parc du Grand-Coteau, et ce,  jusqu’au 24 août. Allez-y! Ça vaut la peine surtout pour tourner les 78 panneaux de l’exposition.

Bonne curiosité!

#instantsmascouche #mascouche #chutes #paysage #nature

Une publication partagée par Myriam Des Granges (@myriamdgranges) le

Myriam Des Granges

La jeune artiste mascouchoise débordante de créativité

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