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L’avenue Saint-Jean : d’histoire et de campagne

Publié le 26 juin 2019 par François Tétreault
dans Culture, Plein air

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Je suis né sur la rue Grande-Bretagne à Mascouche, tout près de l’école des Hauts-Bois, que j’ai fréquentée de ma première à ma troisième année du primaire. J’y ai vécu jusqu’en 2002 jusqu’à ce que je quitte le nid familial pour m’exiler dans la ville voisine. J’ai donc grandi dans un quartier plutôt moderne datant des années 1970. À cette époque, je connaissais mal mon Mascouche (mea culpa) et j’étais loin de me douter que certains de ses quartiers dataient littéralement du régime français!  Je pense notamment à la rue Louis-Hébert où les premières terres furent concédées en 1717 le long de la rivière Mascouche ou à la belle maison Renault, au bout de la petite rue Renaud, qui date de 1740. J’évite ici de vous parler de la maison Paquin, sur la rue Duval, qui date du début du 19e siècle ou de la maison du 1127, chemin Saint-Henri, construite vers 1760. En fait, beaucoup de maisons à Mascouche sont anciennes et ont vu naître plus d’une génération de Mascouchois.

Je vis présentement sur l’avenue Châteaubriant, pas très loin de l’avenue Saint-Jean, où je vais souvent pour faire mon jogging. En fait, j’emprunte cette rue tous les jours pour aller travailler et je me retrouve à maintes reprises à contempler les demeures qui se dressent le long de la rivière. Autrefois, on appelait l’avenue Saint-Jean le ‘’faubourg Bohémier’’, car plusieurs membres de la famille Bohémier y avaient élu domicile. C’est le cas notamment de la maison située au 1527, avenue Saint-Jean, superbe demeure construite vers 1778 ayant appartenu à la famille Bohémier de 1846 à 1965. Fait intéressant, cette maison fut habitée au tout début par Alexis Caron (de 1778 à 1808 environ) qui était administrateur du Domaine seigneurial et de la seigneurie de Lachenaie avec son beau-frère Félix Joly, puis qui détenait certains droits propres aux seigneurs.

Maison du 1527, avenue Saint-Jean. Les lettres « W.B. » qui sont gravées dans les vitres de la porte principale sont les initiales de Wilfrid Bohémier, maire de Mascouche de 1962 à 1965, ayant habité cette demeure.

Toujours sur l’avenue Saint-Jean, on trouve une maison jadis habitée par Gilles Forest, maire de Mascouche de 1965 à 1983, où son père Eugène exploitait une ferme laitière depuis 1949. Les Forest avaient acheté cette propriété d’un autre maire de Mascouche en 1947, Donat Patenaude, qui y est d’ailleurs né. Enfin, son filleul Bernard Patenaude y naîtra et y habitera également avant de devenir à son tour maire de notre ville. Je profite ici de l’occasion pour remercier Mme Thérèse Patenaude de m’avoir aidé dans ma recherche à propos de cette demeure. 0n y trouve aujourd’hui une écurie où les chevaux viennent parfois me voir quand je passe devant eux en joggant. C’est une des choses que je préfère à Mascouche : je n’ai qu’à parcourir 1 km pour me sentir en pleine campagne!

Un de ces paysages de campagne que l’on peut apercevoir sur l’avenue Saint-Jean. Cette ferme est attenante à une propriété où ont habité trois maires de Mascouche.

Saviez-vous qu’une célèbre Mascouchoise de l’avenue Saint-Jean avait inspiré une chanson au groupe Zébulon dans les années 1990? La chanson « Marie-Louise » a été écrite par ce groupe en s’inspirant de Marie-Louise Desjardins, dont la maison était située non loin du coin des avenues Saint-Jean et Châteaubriant. On connaissait cette dame pour son amour des chats et certains racontent qu’elle en aurait eu une centaine. Son style vestimentaire et son odeur corporelle étaient aussi sujets au placotage dans le village de Mascouche. Comme dit la chanson : « J’sais pas si c’est vrai, j’sais pas si c’est pas vrai, va donc savoir l’histoire de Marie-Louise »!

Marie-Louise Desjardins est inhumée dans le cimetière Saint-Henri, non loin d’où elle habitait de l’autre côté de la rivière Mascouche. Photo de sa stèle funéraire prise avec une lentille « Fish eye ».

Que d’histoires se sont passées sur l’avenue Saint-Jean, comme sur beaucoup d’autres rues ou secteurs de Mascouche. Je vous invite à faire comme moi et à enfiler vos souliers de jogging ou à enfourcher votre vélo pour aller sillonner cette rue magnifique qui vous fera découvrir histoires et paysages de campagne. Profitons des nombreuses richesses culturelles qui nous entourent; c’est gratuit, ça nous cultive, nous enracine et c’est tellement près de nous!

François Tétreault

Le passionné de culture et de patrimoine

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